L’actualité dans le logement met en avant, à juste titre, le phénomène explosif des ventes "à la découpe" avec son cortège de locataires complètement précariser et menacés d’expulsion dans les grands centres urbains.
La presse souligne aussi les super profits accumulés par les sociétés immobilières lors de ces transactions juteuses.Ce phénomène n’est pas nouveau.
Nous connaissons bien cette politique mise en œuvre depuis 10 ans par la caisse des dépôts à travers le dé conventionnement et la vente à l’unité. Nous l’avons combattue et nous combattrons chaque jour bec et ongles, avec d’ailleurs des succès non négligeables.
Cette fois, cette crise touche des catégories sociales nouvelles qui découvrent les angoisses et le totalitarisme de l’assoiffé de profit pour le logement n’est qu’un produit susceptible de rapporter gros, une vulgaire marchandise. Leur combat est le notre.
Sous des aspects différents avec des échelles différentes, c’est la même jungle que nous connaissons.
Le ministre du logement pourra bien pousser des d’orfraie, c’est son gouvernement qui a déclenché cette vague en baissant les taxes sur les transactions en les faisons passer de 34 % à 16 %.
Décidément, les profiteurs de tous poils ont bien les mains libres dans le domaine immobilier et par conséquent du logement. Ils font la pluie et le beau temps.
C’est ce sacré saint droit de la propriété qui s’oppose totalement au droit des locataires qui prime sur le droit au logement.
IL faudra bien un jour qu’une bonne constitution y mette de l’ordre et de la règle pour enfin en limiter les abus et inscrire enfin le Droit au Logement dans ses tous premiers articles.